Développement durable
Installer une toiture végétalisée, mode d'emploi
Couvrir un toit de plantes faciles d'entretien apporte des bienfaits qui vont au-delà de l'esthétique. Explications
Jusqu’à récemment, les toitures végétalisées se faisaient rares, réservées aux contes de fée et aux romans de Tolkien. Mais avec les changements climatiques et la prise de conscience écologique, nombreux sont ceux qui transforment leur toit en un espace durable et élégant. Ces toits végétalisés représentent également un bon moyen d’isolation : ils permettent de réduire la pollution par l’eau de pluie, de faire des économies d’énergie et de quasiment doubler la durée de vie de la toiture.
David Coulson est un véritable expert en la matière et sait parfaitement intégrer les toitures végétalisées à l’architecture des maisons. Il en a d’ailleurs installé une au-dessus de son studio de Vancouver.
« La protection naturelle que cela procure est vraiment un gros avantage. La dégradation de mon toit, due au climat, est énormément réduite », explique-t-il. « Mon studio est situé dans un bois de pins d’Oregon de quarante mètres de haut. Il y a beaucoup d’épines qui tombent sur mon toit lorsqu’il y a du vent. »
Voici son point de vue sur l’installation d’un toit végétal, à la fois en tant que décorateur et en tant que propriétaire de son studio.
David Coulson est un véritable expert en la matière et sait parfaitement intégrer les toitures végétalisées à l’architecture des maisons. Il en a d’ailleurs installé une au-dessus de son studio de Vancouver.
« La protection naturelle que cela procure est vraiment un gros avantage. La dégradation de mon toit, due au climat, est énormément réduite », explique-t-il. « Mon studio est situé dans un bois de pins d’Oregon de quarante mètres de haut. Il y a beaucoup d’épines qui tombent sur mon toit lorsqu’il y a du vent. »
Voici son point de vue sur l’installation d’un toit végétal, à la fois en tant que décorateur et en tant que propriétaire de son studio.
Prix : il dépendra beaucoup de l’endroit où vous habitez. Le coût d’un toit végétalisé peut varier de 10 € à 30 € le mètre carré.
Durée des travaux : de quelques jours à une semaine, selon la taille.
Période idéale pour réaliser ce projet : pendant la saison de plantation.
Permis nécessaires : vérifiez auprès de votre mairie, des permis peuvent être nécessaires selon le revêtement utilisé et les changements apportés à la structure de la maison.
À prévoir : en plus des contraintes dues à la structure de la maison, vous devrez vous assurer que votre toit n’est pas trop en pente pour accueillir un jardin. Il doit être plat ou incliné de moins de 30 degrés. Pensez également à vérifier que l’ensoleillement est suffisant pour les plantes que vous souhaitez installer.
Durée des travaux : de quelques jours à une semaine, selon la taille.
Période idéale pour réaliser ce projet : pendant la saison de plantation.
Permis nécessaires : vérifiez auprès de votre mairie, des permis peuvent être nécessaires selon le revêtement utilisé et les changements apportés à la structure de la maison.
À prévoir : en plus des contraintes dues à la structure de la maison, vous devrez vous assurer que votre toit n’est pas trop en pente pour accueillir un jardin. Il doit être plat ou incliné de moins de 30 degrés. Pensez également à vérifier que l’ensoleillement est suffisant pour les plantes que vous souhaitez installer.
Première étape : Une fois que la membrane imperméable est installée et testée, votre toit est prêt à être planté. Il y a deux méthodes possibles :
- Utiliser un système modulable de plantations sur plaques.
- Ajouter de la terre et planter comme si c’était un jardin traditionnel (voir photo ci-contre).
L’avantage des plaques modulables, comme celles utilisées sur cet abri de jardin, est que les plantes y sont préplantées. Vous n’avez donc pas à vous soucier de savoir si vos plantes vont bien pousser. Ces plaques permettent également aux plantes d’accéder plus facilement au revêtement imperméable et améliorent la rétention de l’eau.
L’inconvénient est qu’elles ne laissent pas beaucoup de place à votre créativité.
L’inconvénient est qu’elles ne laissent pas beaucoup de place à votre créativité.
David Coulson a choisi la méthode traditionnelle, comme on peut le voir sur cette photo. Il a d’abord installé une membrane à double épaisseur qui a été fondue plutôt que clouée. Ensuite, il a ajouté une couche de drainage alvéolée ainsi qu’un revêtement filtrant. Enfin, il a disposé une couche de 15 cm d’un mélange de pierres ponces, de sable et d’humus.
Astuce : pensez bien à installer une couche de drainage sur votre membrane, sous la terre et les plantes (comme ici avec un drainage alvéolé).
Astuce : pensez bien à installer une couche de drainage sur votre membrane, sous la terre et les plantes (comme ici avec un drainage alvéolé).
Ce toit végétalisé est divisé en trois parties. « La première zone est composée de plantes récupérées pendant les projets de construction auxquels j’ai participé », explique David Coulson. « La seconde dispose d’un petit salon de jardin sur une terrasse pavée, un endroit idéal pour se détendre et prendre un café. Il y a aussi des fougères et de succulentes herbes aromatiques, comme de la ciboulette, pour agrémenter mes petits plats. Enfin, le troisième niveau a un aspect un peu moins dense avec des blettes et d’autres légumes feuillus. »
Le climat humide de Vancouver a facilité la tâche de David Coulson. Il a pu choisir les plantes qui lui plaisaient. « Ici, sur la côte Ouest des États-Unis, ou
« côte humide » comme on l’appelle parfois, on peut même planter des hostas avec un minimum d’entretien », explique-t-il.
« côte humide » comme on l’appelle parfois, on peut même planter des hostas avec un minimum d’entretien », explique-t-il.
Pour des climats plus exigeants, on choisira plutôt des plantes tolérant un temps plus sec (voir photo ci-contre). Des sédums ou des succulentes sont également de bons choix, selon l’exposition au soleil.
Astuce : une fois votre toit végétal terminé, que ce soit un jardin traditionnel ou une installation avec des plaques, arrosez-le immédiatement pour que la terre s’implante bien.
Voir aussi : Conseils de pro pour un jardin peu gourmand en eau
Astuce : une fois votre toit végétal terminé, que ce soit un jardin traditionnel ou une installation avec des plaques, arrosez-le immédiatement pour que la terre s’implante bien.
Voir aussi : Conseils de pro pour un jardin peu gourmand en eau
Entretien : à moins que vous ne viviez dans une zone de sécheresse, votre toit nécessitera peu d’entretien. La plupart des toits végétalisés n’ont besoin d’être arrosés que quelques fois dans l’année, voire pas du tout pour certains.
« Nous désherbons une fois par an. Cela prend deux heures pour 90 mètres carrés », explique David Coulson. « J’arrose deux fois par an, ce qui est vraiment le minimum sachant que nous avons une saison sèche de six semaines entre juillet et août. La couche de pierre ponce retient l’eau comme un cactus ! »
Retrouvez d’autres conseils pour cultiver votre jardin
Découvrez d’autres astuces pour aménager votre toit
« Nous désherbons une fois par an. Cela prend deux heures pour 90 mètres carrés », explique David Coulson. « J’arrose deux fois par an, ce qui est vraiment le minimum sachant que nous avons une saison sèche de six semaines entre juillet et août. La couche de pierre ponce retient l’eau comme un cactus ! »
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Engagez un entrepreneur pour préparer la surface du toit avec une membrane imperméable et toute autre isolation requise par la municipalité. Votre installateur devra également s’assurer que les plantations ne puissent pas glisser du toit.
Selon David Coulson, on peut facilement réaliser l’installation du jardin soi-même.