Portrait : L'élégante simplicité de Florence Knoll
Cette femme architecte et designer a contribué au succès de Knoll. Et plus largement, à celui du design moderniste
Née en 1917 dans le Michigan, Florence Knoll Bassett, née Schust, fut l’une des architectes les plus influentes du milieu du siècle dernier. Formée par les plus grands, comme Eliel Saarinen et Mies van der Rohe, elle a aussi fréquenté d’autres pointures du Bauhaus telles que Walter Gropius et Marcel Breuer. Son parcours ? Elle a suivi les conseils de ses pairs en étudiant à la Cranbrook Academy of Art puis à l’Architectural Association de Londres. Rapidement favorable à un style résolument ouvert, elle est la spécialiste des intérieurs lumineux, décloisonnés et aménagés avec une association libre de meubles différents.
La création de mobilier
Paradoxalement, du temps de son hyper-créativité, Florence Knoll se considérait moins comme un designer à part entière que comme une architecte d’intérieur, certes amenée à dessiner des meubles mais uniquement pour les intégrer à un programme architectural plus global. Si elle intervenait en tant que designer, c’était donc pour compléter son catalogue, en imaginant les pièces qui manquaient à l’aménagement d’intérieurs toujours plus modernes et cohérents. Côté design, quelques constantes se dégagent néanmoins de l’œuvre de la créatrice, dont la plupart des meubles s’enracinent par exemple sur une base métallique, aussi fine que raffinée.
Partisane de la philosophie du Less is more également chère à son mentor Mies van der Rohe, elle a conçu des pièces d’une grande humilité, à la fois minimalistes, rationnelles et élégantes. Des meubles qui sont pour beaucoup devenus iconiques !
Paradoxalement, du temps de son hyper-créativité, Florence Knoll se considérait moins comme un designer à part entière que comme une architecte d’intérieur, certes amenée à dessiner des meubles mais uniquement pour les intégrer à un programme architectural plus global. Si elle intervenait en tant que designer, c’était donc pour compléter son catalogue, en imaginant les pièces qui manquaient à l’aménagement d’intérieurs toujours plus modernes et cohérents. Côté design, quelques constantes se dégagent néanmoins de l’œuvre de la créatrice, dont la plupart des meubles s’enracinent par exemple sur une base métallique, aussi fine que raffinée.
Partisane de la philosophie du Less is more également chère à son mentor Mies van der Rohe, elle a conçu des pièces d’une grande humilité, à la fois minimalistes, rationnelles et élégantes. Des meubles qui sont pour beaucoup devenus iconiques !
1954 : La Table basse
À l’image de la sobriété qui caractérise l’ensemble des meubles imaginés par Florence Knoll, sa table basse est faite pour occuper le cœur de n’importe quel salon sans saturer l’espace visuel. Très minimale, elle se compose tout simplement d’un plateau transparent – en verre à vitre poli de 1,6 cm d’épaisseur –, posé sur une structure toute fine en acier chromé. S’il existe des versions avec plateau en ardoise, en marbre ou bois plaqué, la version de verre et d’acier est la plus répandue, pour une table dont le design avait l’ambition d’épouser les évolutions architecturales de son époque. Soit d’une époque notamment caractérisée par l’édification de nombreux gratte-ciel, eux aussi de verre et d’acier. Intemporelle, cette table, aujourd’hui déclinée en plusieurs tailles et finitions, demeure l’un des best-sellers du courant moderniste.
À l’image de la sobriété qui caractérise l’ensemble des meubles imaginés par Florence Knoll, sa table basse est faite pour occuper le cœur de n’importe quel salon sans saturer l’espace visuel. Très minimale, elle se compose tout simplement d’un plateau transparent – en verre à vitre poli de 1,6 cm d’épaisseur –, posé sur une structure toute fine en acier chromé. S’il existe des versions avec plateau en ardoise, en marbre ou bois plaqué, la version de verre et d’acier est la plus répandue, pour une table dont le design avait l’ambition d’épouser les évolutions architecturales de son époque. Soit d’une époque notamment caractérisée par l’édification de nombreux gratte-ciel, eux aussi de verre et d’acier. Intemporelle, cette table, aujourd’hui déclinée en plusieurs tailles et finitions, demeure l’un des best-sellers du courant moderniste.
1954 : Canapé 1206
« Des pièces de remplissage que personne ne veut fabriquer. » Fidèle à sa volonté de compléter ses catalogues au besoin, c’est en ces humbles termes que Florence Knoll a pu décrire ses célèbres canapés 1206, que l’on trouve en deux dimensions.
Rectangulaire et perché sur un fin châssis d’acier, ce canapé aux lignes pures semble quasiment en suspension dans le salon qu’il habite. Rappelant par son matelassage la Barcelona de Mies van der Rohe, le modèle opère la synthèse entre la rigidité du Style international, l’élégance des canapés traditionnels et la souplesse des nouveaux modes de vie.
« Des pièces de remplissage que personne ne veut fabriquer. » Fidèle à sa volonté de compléter ses catalogues au besoin, c’est en ces humbles termes que Florence Knoll a pu décrire ses célèbres canapés 1206, que l’on trouve en deux dimensions.
Rectangulaire et perché sur un fin châssis d’acier, ce canapé aux lignes pures semble quasiment en suspension dans le salon qu’il habite. Rappelant par son matelassage la Barcelona de Mies van der Rohe, le modèle opère la synthèse entre la rigidité du Style international, l’élégance des canapés traditionnels et la souplesse des nouveaux modes de vie.
1954 : Fauteuil Lounge chair
Conçu en 1954, pour aller avec les canapés 1206, ce fauteuil revisite avec brio la formule du célèbre fauteuil club. Et ce, en associant l’idée d’une assise confortable à des lignes extrêmement pures. Pour une pièce à la silhouette moins massive qu’élégante et affutée.
Conçu en 1954, pour aller avec les canapés 1206, ce fauteuil revisite avec brio la formule du célèbre fauteuil club. Et ce, en associant l’idée d’une assise confortable à des lignes extrêmement pures. Pour une pièce à la silhouette moins massive qu’élégante et affutée.
1954 : Banc
Aussi facile à accorder avec le canapé et le fauteuil dessinés par Florence Knoll la même année qu’avec une ou plusieurs Barcelona de Mies van der Rohe, ce banc arbore un profil rationnel, raffiné et on ne peut plus moderniste. C’est un meuble d’appoint, discret et utile, qui rappelle que c’est justement à l’école de Mies van der Rohe que la directrice du bureau d’études de Knoll a fait ses toutes premières armes.
Aussi facile à accorder avec le canapé et le fauteuil dessinés par Florence Knoll la même année qu’avec une ou plusieurs Barcelona de Mies van der Rohe, ce banc arbore un profil rationnel, raffiné et on ne peut plus moderniste. C’est un meuble d’appoint, discret et utile, qui rappelle que c’est justement à l’école de Mies van der Rohe que la directrice du bureau d’études de Knoll a fait ses toutes premières armes.
1961: La Table bureau
Dans les années 50, Florence Knoll a entièrement repensé la logique d’aménagement des espaces de travail américains. Le traditionnel bureau, rectangulaire et massif, y a donc cédé la place à une table de bureau, ovale ou rectangulaire mais toujours plus conviviale. Et plus propice à l’échange et la réunion de plusieurs personnalités autour d’un sujet de travail.
Ce bureau qui peut aussi bien servir de table à manger se compose d’un fin plateau – décliné en stratifié blanc, verre sablé ou en plusieurs finitions en bois ou marbre –, monté sur un piétement central en acier, à quatre branches.
Dans les années 50, Florence Knoll a entièrement repensé la logique d’aménagement des espaces de travail américains. Le traditionnel bureau, rectangulaire et massif, y a donc cédé la place à une table de bureau, ovale ou rectangulaire mais toujours plus conviviale. Et plus propice à l’échange et la réunion de plusieurs personnalités autour d’un sujet de travail.
Ce bureau qui peut aussi bien servir de table à manger se compose d’un fin plateau – décliné en stratifié blanc, verre sablé ou en plusieurs finitions en bois ou marbre –, monté sur un piétement central en acier, à quatre branches.
1961 : Rangement
Florence Knoll a signé ce modèle pour accompagner sa vision d’un aménagement optimisé et modernisé des bureaux de la seconde moitié du XXe siècle. Ce meuble bas, au design discret, rationnel et efficace, a donc été pensé pour accueillir toute la paperasse et les dossiers que l’on peut vouloir stocker et garder à portée de main dans son bureau. Sa forme, qui évoque celle des buffets bas des années 50, permet à ce modèle de se faire également une belle place dans une salle à manger.
Son caractère lui vient de son châssis d’acier, qui lui permet d’occuper une pièce avec légèreté, sans entamer la sensation d’espace au sol. Mais encore de la différenciation entre l’habillage des façades et le revêtement du dessus du meuble (marbre ou bois laqué).
ET VOUS ?
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En 1943, sa vie change lorsqu’elle intègre la jeune entreprise de son futur époux Hans Knoll, en qualité d’architecte d’intérieur. Elle l’épouse en 1946 et devient directrice du bureau d’études de Knoll Associates. Fer de lance du développement de la société, elle y impose sa vision novatrice d’un design total et homogène. Suite au décès accidentel de son mari en 1955, Florence Knoll se retrouve seule à la tête de l’une des maisons les plus avant-gardistes du XXe siècle, qu’elle finit par quitter en 1965.